Voici un extrait des positions exprimées par les conseillers municipaux du groupe Poissy Demain, lors du conseil municipal du 15 décembre 2025. À noter que toutes les délibérations ne nécessitent pas un avis détaillé (compte-rendu en attente, voir en note pour trouver l’ordre du jour et les comptes-rendus sur le site de la mairie1).
Cliquez sur une délibération pour atteindre directement l’avis.
- Délibération 1 : Convention de partenariat avec la SNCF
- Vote pour, mais vigilance sur la préservation des compétences respectives, et sur l’esprit du service public qui doit continuer à guider ce type de convention
- Délibération 2 : Convention financière avec Orphéopolis
- Pas d’opposition, mais le soutien aux agents publics mérite d’être pensé dans une logique globale et équilibrée
- Délibération 3 : Projet Éducatif de Territoire 2026–2029 (PEDT)
- Beaucoup d’incantatoire… deux manques importants: sur la sensibilisation au handicap, et sur la conciliation des temps familiaux
- Délibération 25 : Ajustement de la subvention au CCAS 2025
- Regret de voir une nouvelle baisse de 90k€, sur le budget alloué à la programmation du CCAS
- Délibération 31 : Garantie à Action Logement (67 logements, ZAC Rouget de Lisle)
- Pas de contreparties, comme un possible contingent de logements sociaux supplémentaire pour la ville. Proposition de faire levier pour assurer des médiations entre bailleurs et les résidents
- Délibération 34 : Rapport d’activités SEMAP 2024
- difficulté de louer des surfaces entre 150 et 500m²… proposition d’envisager un redécoupage des surfaces ou leur transformation en espace de co-working par exemple
- Délibération 38 : Approbation du Contrat Eau, Trame Verte & Bleue, Climat – Seine centrale urbaine 2026–2030
- Ce contrat aurait donc pu être une occasion de démontrer que notre commune prend véritablement la mesure du dérèglement climatique. Malheureusement, il reste un catalogue d’initiatives déjà connues, sans vision transformatrice.
- Délibération 39 : Convention avec l’association « Les 4 Pattes Solidaires »
- Demande de confirmation qu’un arrêté a bien été pris et publié pour permettre cette capture
Si vous avez des questions plus précises, vous pouvez les contacter sur leur adresse de conseiller municipal, ou via contact@mieuxvivrepoissy.fr
Délibération 1 : Autorisation de signature d’une convention de partenariat avec la SNCF
Nous comprenons la volonté de renforcer la coopération entre la Ville et la SNCF pour sécuriser les abords de la gare et améliorer le sentiment de sécurité. Ce partenariat va dans le sens d’une coordination renforcée des acteurs de terrain.
Cependant, nous souhaitons formuler deux réserves importantes.
La première concerne la répartition des compétences. Si l’on comprend l’intérêt d’une présence accrue de la police municipale dans le périmètre SNCF, il faut rester vigilant à ce que la commune ne compense pas progressivement un désengagement progressif de la police ferroviaire ou des agents de la sécurité de la SNCF. La mission de la PM n’est pas de se substituer aux forces nationales ni aux agents de la SNCF, ni d’assurer des missions relevant d’une autre autorité publique. Ce partenariat ne doit pas dériver vers une externalisation informelle des fonctions de sécurité ferroviaire, et de fait détourner / retarder des actions actuelles de la police municipale à ce bénéfice.
La seconde tient à la sémantique, révélatrice : dans les documents, la ville et la SNCF parlent de « clients » quand il aurait été plus juste de parler d’usagers, surtout dans le cadre d’un partenariat public-public. Ce glissement lexical nous interroge sur la manière dont on pense la sécurité dans l’espace public, au risque de traiter une problématique collective comme une relation commerciale.
Pour conclure, nous voterons en faveur de ce partenariat, mais avec une exigence de vigilance : vigilance sur la préservation des compétences respectives, et sur l’esprit du service public qui doit continuer à guider ce type de convention.
Délibération 2 : Autorisation de signature d’une convention financière avec Orphéopolis
Nous comprenons le sens de cette délibération : il s’agit d’un geste de solidarité, en direction des policiers municipaux, par le soutien à une association reconnue d’utilité publique, qui accompagne les familles et les orphelins de policiers. Cette intention, nous la partageons.
Pouvez-vous rappeler le nombre d’agents de la police municipale qui est concerné ?
Mais si nous ne nous opposons pas à cette mesure, nous souhaitons tout de même exprimer une réserve. En effet, ce type de convention, aussi symbolique soit-il, s’inscrit dans une dynamique plus large portée par vos majorités, sur ce mandat et le précédent, qui consiste à renforcer systématiquement les moyens alloués à la sécurité – comme la précédent délibération l’a souligné, parfois au détriment d’autres politiques publiques tout aussi fondamentales : éducation, prévention, lien social, santé, ou jeunesse. En période électorale, nous en avons encore eu un exemple de surenchère techno-sécuritaire d’un candidat, représentés par certains élus ce soir.
Enfin, même si la somme engagée reste modeste, nous ne souhaitons pas ouvrir la voie à une logique de distinction statutaire, où certaines fonctions seraient plus valorisées, pendant que d’autres — dans le médico-social, le périscolaire ou les services techniques — sont trop souvent invisibles dans les politiques de reconnaissance.
Pour toutes ces raisons, nous ne nous opposons pas à cette convention, mais nous souhaitons rappeler que le soutien aux agents publics mérite d’être pensé dans une logique globale et équilibrée, et non comme une suite de dispositifs isolés.
Délibération 3 : Renouvellement du Projet Éducatif de Territoire 2026–2029 (PEDT)
Nous tenons tout d’abord à saluer les services ayant travaillés à l’élaboration de ce document et Madame Conte pour l’ouverture qui nous a été proposée pour y contribuer. Il est important de souligner que plusieurs de nos remarques de forme ont été entendues, notamment sur la terminologie employée ou la clarification de certaines actions.
Néanmoins, malgré ces ajustements, notre position demeure empreinte de vigilance, car sur le fond, plusieurs préoccupations persistent. N’ayant pas été conviés aux ateliers ou concertations avec les acteurs de terrain, les familles ou les associations, ayant aboutis à ce projet, nous ne pouvons nous assurer qu’il répond aux attentes de l’ensemble des usagers et services municipaux. Un projet éducatif territorial ne peut être uniquement un catalogue de dispositifs — aussi nombreux soient-ils — s’il n’est pas accompagné d’un bilan étayé et distancié des actions précédentes, de critères d’évaluation concrets, ni d’une vraie place donnée aux familles et à leurs représentants dans la gouvernance.
Nous regrettons par exemple que le comité de pilotage (COPIL) ne comprenne aucun représentant des parents d’élèves, alors même que la circulaire nationale recommande explicitement leur implication. De même, la représentation des familles monoparentales, nombreuses sur notre territoire, aurait pu être pensée par le biais d’associations locales.
Le document évoque bien la parole des familles via des réunions publiques, les conseils d’école ou la Maison du projet. Mais cela reste, à notre sens, purement incantatoire. Dans les faits, ces instances traitent peu, voire pas, des questions d’éducation.
Enfin, nous souhaitons attirer l’attention sur deux manques importants :
- La sensibilisation au handicap, bien que mieux décrite dans cette version, ne mentionne toujours pas de programmes systématiques de sensibilisation au respect du vivant ou à la différence dès le plus jeune âge.
- Le PEDT n’évoque jamais clairement l’un de ses objectifs premiers : aider à la conciliation des temps familiaux. Pourtant, c’est une attente forte des familles que les politiques éducatives intègrent mieux la réalité des rythmes et contraintes parentales.
Délibération 25 : Ajustement de la subvention au CCAS – Budget principal 2025
Abstention
L’année passée, un ajustement à la baisse de 300k€ était soumis à cette assemblée. Ceci en partie pour des difficultés de recrutement de personnel. Pouvez-vous confirmer que celles-ci ont été depuis résorbées ?
Par ailleurs, il s’agit ici d’une nouvelle baisse de 90k€, sur le budget alloué à la programmation du CCAS. Comme nous l’avions déjà souligné par le passé, certes ce conseil municipal vote une subvention d’équilibre à l’établissement public, néanmoins le CCAS a une particularité. Il assure des actions sociales, en particulier pour les publics les plus précaires. Aussi une baisse de près de 100k€ pour ces publics, dans un contexte où la précarité augmente année après année, nous paraît difficilement justifiable.
Délibération 31 : Garantie d’emprunt de 14,6 M€ à Action Logement (67 logements, ZAC Rouget de Lisle)
Nous sommes étonnés que la délibération ne précise pas de contreparties, comme un possible contingent de logements sociaux supplémentaire pour la ville. Qu’en est-il ?
Par ailleurs, au gré de rencontre avec des habitants, il est récurrent de voir certains en difficultés dans leurs échanges avec les bailleurs, que ce soit pour des travaux non effectués, des problèmes d’infiltration ou encore la mise à disposition de chauffage d’appoint plus cher sans compensation…
Comment ces garanties d’emprunt sont utilisées comme levier pour assurer des médiations entre bailleurs et les résidents ?
Éléments de réponse de la majorité :
- Bien que non indiqué dans la délibération, une contrepartie de 20 logements est prévue.
- Mieux Vivre Poissy continuera à faire une priorité de faciliter le logement pour toutes et tous à Poissy
- Par ailleurs, depuis la réaffectation des délégations, une délégation aux relations avec les bailleurs a été créée pour adresser les sujets listés.
Délibération 34 : Rapport d’activités SEMAP 2024
Nous constatons que l’activité de marchand de bien a un bilan et des perspectives positifs.
Sur la Foncière, vous pointez la difficulté de louer des surfaces entre 150 et 500m². Quelles actions sont envisagées pour aller au delà du taux d’occupation de 80% ? Des études d’opportunités ont-elles menées ou sont-elles en cours pour envisager un redécoupage des surfaces ou leur transformation en espace de co-working par exemple ?
Enfin, dans les perspectives pour 2025, il n’est pas fait mention d’une des participations de la ville : la société “Le Gamin de Poissy”, qui pour la parfaite information de chacun est depuis 2023 à dissocier du restaurant portant le même nom de l’autre côté de la place de la République.
Lors du conseil du 11 décembre 2023, M. Moulinet nous indiquait qu’en 2017, je cite “il a été décidé que la SEMAP prenait une participation de 20% afin de faciliter le changement d’exploitant du gamin de Poissy. C’est dans ces conditions que la SEMAP s’est portée acquéreur de 20%, l’objectif étant effectivement de pouvoir développer et favoriser le commerce de centre-ville. On est propriétaire de 20%. A l’issue de l’opération de vente du fonds de commerce avec l’actuel Gamin de Poissy, la société aura clôturé ses comptes, on reprendra notre mise de fonds.”
Cette cession a été réalisée le 26 janvier 2024 (pour référence annonce BODAC 20240057). Au 30 septembre 2024 est toujours actionnaire à hauteur de 20% de cette société, désormais domiciliée à ROMAINVILLE, et qui a fait l’objet d’une procédure de liquidation judiciaire entre le 6 avril 2025 et 27 novembre 2025.
Pouvez-vous nous préciser pourquoi la cession des 20% n’a pu être effectuée en 2024 à l’issue de la cession du fond, comme cela était évoqué lors du conseil municipal de décembre 2023 ? Est-ce que ceci a été fait depuis (et le cas échéant sous quelles conditions, les résultats successifs semblant bien négatifs) ou s’il sera nécessaire de reconnaître une perte sèche pour la SEMAP ?
Eléments de réponse de la majorité :
- sur l’activité de la foncière, des études sont en cours et parfois des redécoupages ont été effectués. D’autres locaux devront faire l’objet de rénovation pour être plus attractifs.
- Sur le Gamin de Poissy, la cession des parts de la SEMAP a eu lieu en octobre 2024. Cette participation ne sera donc plus listée dans le prochain rapport d’activité
Délibération 38 : Approbation du Contrat Eau, Trame Verte & Bleue, Climat – Seine centrale urbaine 2026–2030
Ce dispositif est utile et important, et nous nous réjouissons que la Ville puisse bénéficier des subventions qui l’accompagnent.
Toutefois, à la lecture des projets retenus, un constat s’impose : la plupart sont des actions déjà annoncées, comme la végétalisation des cours d’école ou la création d’une coulée verte en centre-ville. Tant mieux si ces projets trouvent aujourd’hui un financement complémentaire, mais cela ne suffit pas à masquer un véritable manque d’ambition politique, comme nous le rappelons depuis le début de notre mandat, ainsi que nos prédécesseurs.
L’adaptation au changement climatique ne peut pas se faire à la marge. Les projections les plus sérieuses annoncent des étés à 50° (voire plus) dans nos villes dans les décennies à venir. Face à une telle urgence, nous devons changer d’échelle.
Prenons l’exemple de l’enjeu A du contrat : « Lutter contre les îlots de chaleur en renforçant la place de la nature en ville ». Nous aurions pu enclencher grâce à ce contrat un véritable programme de débitumisation et de renaturation, pour transformer durablement notre cadre urbain, libérer les sols, ramener de la biodiversité et rafraîchir la ville en profondeur.
Au lieu de cela, la majorité préfère une stratégie communicante, avec les mots mais sans les actes, autour d’un soi-disant îlot de fraîcheur issu d’un budget participatif, qui n’est en réalité qu’une ombrière assortie de quelques plantes grimpantes. Ce n’est pas à la hauteur des défis que nous affrontons.
Par ailleurs, les autres enjeux du contrat ne sont pas sollicités. À titre de rappel, ces enjeux sont :
- Protéger et économiser la ressource en eau
- Restaurer le milieu naturel et poursuivre la mise en œuvre d’une Trame verte et bleue régionale en adéquation avec le Schéma Régional de Cohérence Écologique,
- Sensibiliser, éduquer à l’environnement, suivre et coordonner les actions.
Les deux premiers sont d’autant plus importants pour Poissy, ville entre Seine et forêt de Saint-Germain, le dernier étant le pivot pour articuler l’ensemble des actions permettant d’accompagner la transformation de nos villes en ville résilientes.
Ce contrat aurait donc pu être une occasion de démontrer que notre commune prend véritablement la mesure du dérèglement climatique. Malheureusement, il reste un catalogue d’initiatives déjà connues, sans vision transformatrice. Il est temps de penser la ville autrement, à long terme, pour qu’elle reste vivable demain sur l’ensemble des sujets environnementaux, que ce soit le climat, la biodiversité et le cycle de l’eau.
Délibération 39 : Convention de partenariat avec l’association « Les 4 Pattes Solidaires » (chats errants)
Lors du précédent conseil, nous nous interrogions sur la convention avec cette association pour la capture des chats.
En effet, pour revenir sur nos propos, une convention liait bien la ville avec “Les 4 Pattes solidaires” pour la capture des chats pour cette année.
Afin que l’ensemble soit bien sécurisé, tant pour la municipalité que pour l’association, pouvez-vous nous confirmer qu’un arrêté a bien été pris et publié pour permettre cette capture, comme l’indique la convention ?
En effet, à ce jour, le site de la ville de liste pas un tel arrêté pour 2025, tandis que la délibération de ce jour pour 2026 annexe un projet d’arrêté, ce qui n’était pas le cas pour la délibération votée en janvier 2025.
- comptes-rendus récents introuvables avec le moteur de recherche. Il faut aller à votre mairie -> Conseil municipal -> Actes administratifs …
L’ordre du jour est ici : https://www.ville-poissy.fr/publication_actes/uploads/OJ_20251211_011.pdf ↩︎
