Propreté : traitons aussi les causes, par Sarah Chouabbia

titre et chapô de l'article sur la Propreté à Poissy
Suite cet article de 78Actu intitulé « La propreté est un combat quotidien » : voici le plan de bataille de Poissy, on peut se satisfaire que la question de la propreté soit enfin considérée comme une priorité. Mais… Sarah Chouabbia fait le lien avec l’absence d’une vraie Gestion Urbaine de Proximité.

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À force de voir défiler les communications sur les « opérations coup de poing », je ne peux m’empêcher de me poser une question :

Comment se fait-il que l’on parle autant du nettoyage des conséquences, mais si peu des causes ?

À Beauregard, cela fait maintenant 4 ans que la rénovation urbaine est engagée.

4 ans que les habitants vivent avec des chantiers, des retards, des équipements toujours non livrés, des résidentialisations inachevées, des infiltrations, des moisissures, un manque de visibilité sur les travaux et, depuis plus d’un an, aucune aire de jeux pour les enfants du quartier.

On nous explique aujourd’hui que « À Beauregard, la situation est plus complexe en raison du nombre de bailleurs et d’acteurs concernés » .

Mais cette complexité a toujours existé.

C’est précisément pour cela qu’existent la Gestion Urbaine de Proximité (GUP) et les conventions associées aux abattements fiscaux dont bénéficient les bailleurs en quartier prioritaire : coordonner les acteurs, suivre les engagements et améliorer durablement le cadre de vie.

Alors la vraie question n’est peut-être pas seulement : « Qui va nettoyer ? »

Mais aussi :

  • Qui coordonne ?
  • Qui suit les engagements ?
  • Qui évalue les résultats ?

Et surtout, comment expliquer qu’après 4 années de travaux, des conventions signées et des abattements fiscaux perçus, tant d’habitants aient encore le sentiment d’attendre les effets concrets de ces engagements ?

Parce qu’au bout de 4 ans, les habitants ont le droit d’attendre autre chose que des opérations ponctuelles : ils ont le droit d’attendre des résultats.


publié initialement sur le compte Facebook de Sarah Chouabbia – suivez le lien pour retrouver les commentaires