Madame la Maire, Sandrine Berno Dos Santos, a communiqué ces derniers jours sur l’évacuation d’un campement illégal de gens du voyage installés à la Ferme du Poult depuis plusieurs mois.
Nous partageons certains constats sur les conséquences de cette occupation : pollution des sols liée à un entassement de déchets, préjudice aux agriculteur·ices des environs notamment.
Nous regrettons cependant que le sujet soit traité uniquement sous un angle sécuritaire, sans un mot sur une éventuelle solution proposée aux personnes évacuées…
Comment en est-on arrivé là ?
C’est au Conseil départemental d’organiser l’accueil des gens du voyage sur son territoire, pour prendre en compte leur aspiration légitime à pouvoir se déplacer et stationner dans des conditions décentes, tout en évitant les campements illégaux.
Or, le Schéma départemental d’accueil des gens du voyage qui est censé être renouvelé tous les 6 ans date de… 2019.
Une actualisation de ce plan aurait peut-être permis d’éviter la situation !
Surtout, nous nous étonnons que Madame la maire s’émeuve de la situation comme si elle n’avait rien pu faire pour l’éviter, alors que nous avions dénoncé pendant la campagne des municipales la gestion catastrophique du dossier de la Ferme du Poult par la Ville, qui a laissé avec bienveillance un promoteur artificialiser illégalement des terres agricoles, encourageant entre autres l’occupation du site
Nous demandons :
- La mise à jour du Schéma départemental d’accueil des gens du voyage, qui au-delà de la définition de terrains d’accueil aménagés, doit engager la réflexion sur l’accès à l’eau potable, à la santé, à la scolarisation des enfants…
- À savoir vers quelles solutions ont été orientées les personnes déplacées
- La participation du promoteur de la ferme du Poult aux frais de remise en état, comme il aurait dû le faire avant l’installation des gens du voyage
retrouvez sur cette page la vidéo et la lettre d’alerte sur l’artificialisation, envoyée à la mairie en février 2026.
